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Déconstruire les idées préconçues sur 2 pratiques de yogas bouddhistes : le Lu Jong et le Tog Chöd


Quels sont les buts de cheminer à travers une pratique de transformation intérieure ou de développement personnel ?

Nous souffrons tous de nos états mentaux fluctuants (bonheur, tristesse, joie, détresse, calme, colère, etc…) et nous cherchons tous à développer un bonheur durable, une joie durable, pour notre propre bien-être, mais bien entendu, o tous les êtres puisque nous sommes tous bien en lien les uns et les autres.


Ce manque de stabilité émotionnelle intérieur peut être réparé, selon le bouddhisme tibétain, à travers l'étude, la réflexion et la méditation, et ce, qui que l'on soit bien entendu. Il ne s'agit pas de religion mais d'apprendre à observer nos comportements et d'apprendre à mettre en place les actions et les antidotes pour engendrer de nouvelles habitudes qui génèreront des résultats permettant de nous éloigner petit à petit des souffrances dans lesquels nous avons toujours nagé de manière totalement inconsciente.


Lu Jong et Tog Chöd sont 2 pratiques de yoga bouddhiste dont le but, comme l’est originellement toute pratique de yoga, une démarche de transformation intérieure.

2 pratiques méditatives 100% bouddhistes

Cette transformation intérieure va opérer à travers la méditation, laquelle nécessite 2 composantes :


  • une stabilisation de l’esprit, c’est à dire un esprit calme et clair,

  • le développement de certaines qualités.

La stabilisation de l’esprit s’obtient à travers les techniques méditatives de concentration de l’esprit en un point.

Les qualités que l’on développe sont les qualités de compassion, d’altruisme, d’équanimité, la joie.



Les pratiques du Lu Jong et du Tog Chöd répondent à ces 2 points et c'est cette complémentarité qui fait leur force.

Une complémentarité Méthode et Sagesse

Concentrer l’esprit en un point n’est pas si facile car cela demande un entrainement régulier, répétitif, difficile à placer dans nos vies bien remplies.

Développer les qualités requiert d’entendre l’enseignement pour comprendre comment nos esprits s’orientent vers des actions qui au final ne font que toujours plus créer de souffrances.

Le Tog Chöd permet d’engager ce processus de concentration de l’esprit vers l’objet de méditation tout en effectuant différents mouvements. Cette démarche de méditation en action permet d'entrer plus facilement dans le processus de placement de l'esprit. De plus, les mouvements sont des mouvements ancestraux, issus de la tradition tibétaine des danses de moines, dont les bienfaits en eux-mêmes porte toute la sagesse de l'union du corps et de l'esprit, activant efficacement la circulation de l'énergie à l'intérieur du corps, même si la personne, peut-être âgée, pratique lentement.

Le Lu Jong oeuvre sur l’ouverture du coeur afin de développer ces qualités essentielles au Bouddhisme. Ses mouvements trouvent leur origine dans la tradition pré-bouddhiste Bön tibétaine, dans la tradition du Bouddha Shakyamuni, et dans la tradition médicale bouddhiste tibétaine. Leur principe est d'activer la circulation de l'énergie et d'ouvrir les canaux permettant ainsi une union corps-esprit. Le Lu Jong est d'ailleurs classé dans les "tummo externe", le tummo étant une pratique interne profonde permettant d'ouvrir rapidement les blocages énergétiques et ainsi de libérer l'individu de ses idées préconçues.

Nous voyons donc combien ces 2 pratiques sont complémentaires, représentant les aspects méthode et sagesse de la voie bouddhiste, l'une oeuvrant sur l'aspect Bodhicitta, l'ouverture du coeur, l'autre oeuvrant sur l'aspect clarté et calme mental.


Des pratiques méditatives

Chaque séance est composée des 3 parties d’une méditation bouddhiste : l'introduction, la session, la conclusion.

Dans l'introduction, l’écoute du Dharma permet d’éveiller les compréhensions et d’établir la motivation.

La pratique en elle-même oeuvre sur les vents (canaux) du corps subtil afin de stimuler l’inséparabilité du corps et de l’esprit et ainsi d’encourager une réflexion efficace, laquelle prend place dans la méditation de fin de séance.

La conclusion est l’étape dans laquelle nous entrons en méditation afin de mettre en pratique l’enseignement que nous avons écouté. Cette méditation est stimulée par la circulation de l’énergie (vent) dans les canaux engendrée par la pratique, permettant ainsi d’appréhender l’objet de méditation développé dans l’écoute, de manière plus profonde, à travers un esprit plus calme et stabilisé. Cet état de profondeur méditative amène ainsi à obtenir plus facilement les compréhensions et réalisations.


Idéal autant pour les Bouddhistes que pour les Non Bouddhistes

Tog Chöd et Lu Jong sont définitivement des pratiques essentielles pour toute personne :

  • souhaitant approfondir sa méditation bouddhiste et ceci sans aucun risque de confrontation avec la tradition ou lignée déjà engagée,

  • souhaitant entrer dans une démarche de transformation intérieure.

Tog Chöd et Lu Jong sont également des pratiques qui vont permettre à toute personne souhaitant simplement développer :

  • bien-être physique et mental,

  • lâcher-prise,

  • confiance en soi,

  • concentration,

  • amélioration générale de la santé (meilleure souplesse articulaire, sensations de force accrues).



Et surtout, n'entrez pas dans la 3ème paresse, la paresse du défaitisme, laquelle consiste à se dire que l'on n'en est pas capable car...


... ces pratiques sont toutes les deux ouvertes à tout le monde !


Pour le Lu Jong, nous cherchons à développer :

  • une souplesse de l'esprit et non pas des membres...

  • une force intérieure et non pas des gros biscotos,

  • un équilibre émotionnel et non pas l'équilibre sur la tête !


Pour le Tog Chöd, nous cherchons à développer :


  • à développer l'entrainement de l'esprit ce qui veut dire que le corps pratique en dépendance de ses possibilités !


Enfin, si vous hésitez encore...

  • les plus jeunes pourront aller à fond, faire des supers sauts, etc...

  • les moins jeunes iront tranquillement, intérieurement, sereinement...